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Jonathan Coeffic, ingénieur Méthodes... et sportif de haut niveau !

 
A 27 ans, Jonathan Coeffic est vice champion du monde 2007 d’aviron en "quatre de couple" (4X), 2ème au classement général de la Coupe du Monde 2007 en 4X, Champion de France en skiff (individuel) en 2006 et Vainqueur de la Royal Regatta d’Henley (GB) en 4X en 2006. Il prépare aujourd’hui les Jeux Olympiques de Pékin tout en poursuivant sa carrière professionnelle au sein de la Direction Technique de GFC Construction, qu’il a intégrée en mai 2008.

Un véritable tour de force qu’il assume au quotidien. Nous l’avons rencontré pour vous.

Pourquoi avoir choisi l’aviron ?

J’ai commencé l’aviron à l’âge de 12 ans. Je pratiquais alors déjà plusieurs sports (judo, natation), mais mon médecin de l’époque m’avait conseillé ce sport qui lui semblait plus complet, et mieux conforme aux exigences des enfants de mon âge (sport de plein air, musculature du dos, sport d’équipe…) Au début, la rigueur et la difficulté de l’aviron m’ont un peu rebuté. Mais rapidement, sans doute grâce à quelques prédispositions et à un entraînement plus sérieux, les résultats régionaux et nationaux ont commencé à créer une réelle motivation de performance. La rigueur et la difficulté du sport qui étaient des freins sont alors devenues des moteurs de motivation. A 15 ans, en catégorie minime, un ami et moi sommes donc arrivés au pied du podium des championnats de France, et ce fut pour moi les prémices de ma carrière de haut niveau et de mon goût pour la compétition.

Que t’apporte cette carrière de haut niveau ?

Les années ont suivi, les résultats étaient parfois très bons, parfois moins. La motivation variait toujours au cours de l’année, mais les objectifs de progression étaient là pour me pousser à l’entraînement et faire évoluer mes résultats jusqu’à me donner la possibilité d’envisager une victoire aux Jeux Olympiques de Pékin. A nous maintenant de réaliser cet objectif en résultat concret ! Il est très intéressant de pouvoir apprécier les deux cotés individuel et collectif de la performance. Seul, c’est une réalisation personnelle : on apprend à mieux se connaître sur les plans physique et psychologique. En équipe, c’est un partage d’effort, de contraintes et d’émotions. Si une victoire individuelle provoque une grande satisfaction personnelle et améliore l’estime de soi, une victoire par équipe est beaucoup plus forte émotionnellement, car le partage d’expérience, la réussite d’un objectif commun et la satisfaction d’être passé outre les difficultés, quelles que soit leurs origines (et elles sont nombreuses !) rend la victoire émotionnellement plus forte.

Comment parviens-tu à mener de front ta carrière sportive et ta carrière professionnelle ?

J’ai fait mes études à l’INSA avec un cursus Sport études aménagé en 7 ans au lieu de 5. Cela m’a permis d’étaler mes modules d’enseignement et ainsi d’avoir des semaines moins chargées afin de pouvoir supporter le volume important d’entraînements. Chaque matin, je ramais 20 km en 1h45 environ, puis j’ajoutais 20 à 30 minutes d’étirements et de relaxation. Enfin, deux soirs par semaine, je faisais une séance de musculation d’environ 2h. Je poursuis ce double objectif depuis de nombreuses années et c’est donc pour moi une chance d’avoir pu intégrer GFC Construction tout en poursuivant ma carrière sportive. Même si elle est aujourd’hui plus proche de la fin que du début, mon objectif à venir est bien supérieur à tout ce qui m’a motivé jusqu’à présent ! Dans un sport amateur comme l’aviron, les Jeux Olympiques sont vraiment une concrétisation ultime. Pour profiter de l’équilibre que procurent mes deux activités, il était très important pour moi d’avoir une activité professionnelle. Il est par ailleurs nécessaire d’envisager dès maintenant des objectifs professionnels qui remplaceront les objectifs sportifs à la fin de ma carrière sportive. Pour cela, je salue l’effort de GFC Construction qui a eu l’esprit d’ouverture nécessaire à la réalisation de mon projet extra professionnel. Je remercie également le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports qui, par le biais d’une convention signée entre GFC Construction, le Ministère et moi-même, a permis à tous les partis de ne pas être « perdant ». Ainsi, le Ministère compense financièrement à l’entreprise mon temps de travail réduit.

Comment s’organisent alors tes journées ?

Tous les jours, je m’entraîne de 8h00 à 10h30, puis je travaille de 11h00 à 17h00 en moyenne. Je retourne ensuite m’entraîner 2 ou 3 soirs par semaine de 17h30 à 19h30. Le week-end, je m’entraîne une fois par jour, selon mon état de fatigue. En dehors de cette organisation quotidienne, l’équipe de France nous réunit régulièrement en stage d’entraînement pour travailler sur les bateaux d’équipages. Sur une année Olympique, ces stages représentent plus de 180 jours sur l’année. Ils durent généralement 2 semaines et consistent en un entraînement intensif. Cet aménagement du temps de travail est nécessaire pour le bon fonctionnement de mon organisation et la performance qui y est associée.

Récemment, Jonathan était en Belgique à Mechelen, pour un stage de préparation à la troisième et dernière étape de la Coupe du Monde 2008 qui avait lieu à Poznan en Pologne. Avec son équipe, il s’est classé 2nd sur les 3 étapes de la Coupe, derrière la Pologne triple championne du monde. Le 7 juillet, il est parti en stage de préparation terminale pour les Jeux Olympiques avant de se rendre à Pékin le 1er août où il vous donne d’ores et déjà RDV pour la finale du 17 août à 16h50. Tous devant vos postes pour l’encourager !

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